Deux lieux de
culte
Aujourd’hui en
Auvergne, nous
avons le
privilège de
pouvoir
disposer de
deux temples
pour adorer et
rencontrer Dieu
ensemble ; tout
en sachant que
le véritable
temple dans
lequel Dieu
veut habiter
par son Esprit,
c’est chacun de
nous. « Ne
savez-vous pas
que vous êtes
le temple de
Dieu et que
l’Esprit de
Dieu habite en
vous ? » 1
Corinthiens
3.16
Un temple pour
être
accueilli :
celui de Riom
(mis à
disposition par
l'Eglise
Réformée de
France depuis
octobre 2004)
Un temple pour
accueillir :
celui de Vichy
L’ambiance
colorée à Riom
est neutre,
donc sans
influence sur
nous. C’est une
bénédiction de
pouvoir prendre
possession de
ce lieu chaque
sabbat en
sachant que nos
yeux ne
subissent
aucune
influence
subtile. La vie
est celle que
nous apportons,
elle dépend de
notre relation
avec Dieu.
L’ambiance
colorée à Vichy
est loin d’être
neutre ; mais
aujourd’hui,
non seulement
elle est en
accord avec
notre foi mais
en plus elle
est le résultat
d’une histoire
riche
d’enseignements.
Projetons nous
par la pensée
dans le local
vide de Vichy,
c’est ce qu’il
est aujourd’hui
(vide) et
revenons au
début de
l’histoire, à
l’époque où
l’Eglise
d’Auvergne
était encore
Eglise de nom.
Les membres de
l’ex-église de
Clermont-Ferrand
n’ont pas de
lieu autre que
les maisons
pour se
rencontrer.
Été 2003
Les membres de
l’ex-église de
Vichy ont le
désir de
rénover le
local, qu’ils
considèrent
encore comme le
leur, bien
qu’il soit
officiellement
le siège de
l’Eglise
d’Auvergne.
Symboliquement,
il s’agit de
dépouiller ce
local de son
ancienne nature
(des murs blanc
cassé sale, une
moquette ridée
et tachée …)
pour le revêtir
d’une nature
nouvelle (des
murs blancs
comme la
justice de
Christ et un
sol que l’on
veut seulement
facile
d’entretien et
de couleur
neutre pour ne
choquer
personne).
Vichy ne
demande pas
l’aide de
Clermont et
Clermont a bien
d’autres
soucis, car
Clermont
cherche son
propre local.
L’objectif de
Vichy est
atteint à la
fin de l’été
2003 La salle
de culte est
impeccable,
mais il lui
manque la joie.
La joie est
apportée par
des chapelets
de coussins aux
couleurs
de
l’arc-en-ciel.
L’arc-en-ciel,
symbole
d’alliance
entre Dieu et
nous mais aussi
à travers les
coussins, lien
symbolique
entre ceux qui
sont assis.
Quant à la
vieille
armoire, elle
est placée dans
l’entrée,
peinte et ornée
d’un cep de
vigne et des
paroles de
Jésus-Christ
lui-même en
lettres d’or.
« Je suis le
cep de la
vigne, vous en
êtes les
sarments. Celui
qui demeure en
moi et en qui
je demeure
portera du
fruit en
abondance ».
Jean 15.5
2 ans plus
tard, été 2005
Seuls les murs
blancs, les
coussins
arc-en-ciel, et
l’armoire cep
de vigne n’ont
pas bougé,
comme s’ils
étaient les
gardiens de
vérités
éternelles. Le
plafond est
tout juste
refait, suite
au dégât des
eaux survenu
immédiatement à
la fin des
travaux. Et le
sol est à
refaire, car il
est devenu
mouvant et
ondule
dangereusement.
Avec le recul
du temps, nous
ne pouvons que
constater la
force et
l’ironie de ce
nouveau
symbole : le
sol de
notre local
à Vichy est un
plancher (dans
la Bible, le
bois représente
l’homme) et ce
plancher repose
uniquement sur
du sable.
« Celui qui
écoute mes
paroles sans
faire ce que je
dis, ressemble
à un homme
assez fou pour
construire sa
maison sur le
sable. »
Matthieu 7.26
De nouvelles
équipes se
constituent :
(a) équipe
« diplomatie »
et relations
avec le
propriétaire ;
(b) équipe
« renouvellement
du sol » ; (c)
équipe
« intendance,
cuisine » et
(d) équipe
« déco » pour
la touche
finale. C’est
la constitution
de ces équipes
qui apporte la
preuve de
l’existence
d’une Eglise
d’Auvergne de
cœur.
L’équipe « renouvellement
du sol »
est en grande
partie
clermontoise.
Son chef est
efficace et en
quelques jours
l’église repose
sur un
fondement
solide : une
chape de béton
dure comme le
roc. « Celui
qui écoute ce
que je dis et
qui l’applique
ressemble à un
homme sensé qui
a bâti sa
maison sur le
roc. » Matthieu
7.24 La
décision est
prise de ne pas
revêtir le sol,
mais de lui
donner une
couleur qui
fera un avec
lui. Mais
laquelle :
vert, jaune,
rouge, bleu ?
Si nous avions
eu conscience à
ce moment-là
que la couleur
du roc, c’était
son identité,
nous aurions
trouvé tout de
suite cette
couleur.
Souvenons-nous
de la fin du
Psaume 19 :
« Oh ! Mon
rocher ! Mon
libérateur ! »
« Ils buvaient
de l’eau
jaillie d’un
rocher
spirituel qui
les
accompagnait ;
et ce rocher
n’était autre
que le Christ
lui-même. »
Corinthiens
10.4 Christ est
notre rocher,
notre
libérateur !
Toujours est-il
que, dans les
esprits, le
vert semble
l’emporter et
le bleu semble
éliminé. A ce
moment-là, Dieu
nous fait un
clin d’œil et
ce ne sera pas
le seul.
Au dernier
moment,
l’équipe
chargée du
choix se trouve
dans
l’embarras.
Elle n’a que de
la poudre sous
les yeux et
aucun moyen
d’imaginer le
résultat final.
La poudre bleue
est choisie car
le bleu est
doux, finement
nuancé, il sent
presque la
lavande sous
une brise
légère. La
poudre est
lancée et le
résultat
dépasse tout ce
que
l’imagination
pouvait
concevoir.
Le fondement
semblable au
roc est d’un
bleu puissant,
chaleureux (un
comble pour une
couleur classée
froide) et
d’une grande
richesse dans
la diversité
des nuances. Ce
bleu renferme
toutes les
vérités du bleu
: selon les
emplacements
c’est un
bleu-roi, un
bleu turquoise,
un bleu
glacier, un
bleu lavande.
Le bleu des
grands espaces,
du ciel de la
mer, le bleu de
la libération,
le bleu de la
liberté !
« Je suis le
chemin, la
vérité et la
vie. » Jean
14.6
« Vous
connaîtrez la
vérité et la
vérité fera de
vous des hommes
libres. » Jean
8.32
Après l’équipe
« ménage »
l’équipe
« déco » entre
en scène pour
mettre la
touche finale
et donner tout
son sens au
bleu. Pour
cela, il lui
suffit
d’appliquer les
lois des
couleurs et de
l’équilibre des
formes.
L’alliance
arc-en-ciel des
coussins est
renouvelée :
Toutes les
couleurs
restent
présentes, mais
certaines sont
cachées à
l’intérieur
d’autres et les
proportions
sont changées.
La gamme
colorée va
maintenant du
bleu vers le
jaune d’or.
C’est un
nouveau « clin
Dieu » mais
nous ne le
voyons pas tout
de suite.
Dans le
sanctuaire
hébreu, la
gamme allait du
bleu vers le
rouge pour
préfigurer.
En allant vers
le jaune, elle
ne préfigure
plus mais elle
confirme et
explique ce qui
est accompli et
en train de
s’accomplir. Le
jaune associé
au bleu, c’est
la foi associée
à la
libération.
C’est la
glorieuse
liberté des
enfants de Dieu
(Rm 8.21)
Pour que l’œil
passe en
douceur du bleu
au jaune, il a
besoin du vert
- symbole
d’espérance et
aussi de
croissance (une
plante qui
grandit passe
par différentes
nuances de
vert). Ces
couleurs vont
bien ensemble,
mais elles ne
chantent pas
car l’équipe
« déco » n’a ni
or, ni argent,
ni airain.
Comment les
faire chanter ?
En appliquant
la loi des
complémentaires :
une couleur
chante grâce à
la présence en
petite quantité
de sa
complémentaire.
La
complémentaire
du jaune est le
violet
(purification)
- celle du bleu
est l’orange.
Ainsi, c’est la
couleur la plus
discrète en
quantité, un
lien orange sur
les coussins,
qui fait
chanter le
tout.
L’orange, c’est
le rouge de la
vie caché dans
le jaune. C’est
la gloire
teintée de
sang. C’est la
vie de Christ
en nous.
« Christ en
vous,
l’espérance de
la gloire. »
Colossiens 1.27
Symboliquement,
le lien orange
d’un coussin à
l’autre, c’est
Christ qui nous
unit.
Récapitulons
Tout ce que le
Seigneur est
pour nous : il
est notre
justice
(blanc) ; notre
fondement,
notre rocher,
notre
libérateur
(bleu) - il
nous purifie
par son sang
(violet) - il
est notre
sauveur, notre
vie (rouge
caché dans le
jaune) - il
nous fait
grandir (vert)
Toute cette
symbolique de
couleurs
concerne les
plans
horizontaux. Il
reste à
équilibrer
plans
horizontaux et
plans
verticaux. En
décoration,
cela donne
aujourd’hui -
dans la salle
de culte de
l’Eglise
d’Auvergne à
Vichy - un élan
vers Dieu sous
forme d’un
panneau
vertical
translucide,
sur lequel on
peut voir une
plante fragile
attachée à son
tuteur et
prometteuse de
fruit. Cette
plante, c’est
chacun de nous
mais c’est
aussi la seule
église appelée
à grandir :
l’église de
cœur.
La même idée
est exprimée
par le cep dans
l’entrée. « Je
suis le cep de
la vigne, vous
en êtes les
sarments. Celui
qui demeure en
moi et en qui
je demeure
portera du
fruit en
abondance. »
Jean 15.5
J’arrive
maintenant au
bout de ce
message avec un
dernier « clin
Dieu » qui est
aussi une
interpellation.
Plusieurs mois
après avoir
peint ce cep,
j’ai trouvé
dans le livre
JESUS CHRIST
d’Ellen White,
au chapitre
« Ton roi
vient » un
passage que je
tiens à vous
lire maintenant
(page 569).
Présentement,
le temps n’est
pas à la
tristesse, mais
à la joie : sur
le panneau
vertical au
fond de la
salle de culte
à Vichy, il y a
aussi une
parole écrite,
elle s’impose
après tout ce
qui vient
d’être dit.
C’est le verset
clé de ce
message.
« Réjouissez-vous
de tout ce que
le Seigneur est
pour vous. » Philippiens 3.1